Audrey Azoulay lance la première édition de la Nuit de la lecture

Publié le 05.01.2017
Au ministère de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay a tenu la conférence de lancement de la Nuit de la lecture, aux côtés des auteurs parrains et marraines de cette première édition, ainsi que des partenaires.
© Ministère de la Culture et de la Communication/Thibaut Chapotot

Jeudi 5 janvier dans les salons du ministère de la Culture et de la Communication, la ministre Audrey Azoulay s’est exprimée pour présenter la philosophie de la Nuit de la lecture, prévue le 14 janvier.

© Ministère de la Culture et de la Communication/Thibaut Chapotot

« J’ai souhaité la création de ce moment de partage, populaire, festif, rassembleur autour du livre, afin de rappeler l’importance de la lecture et de ce qu’elle peut nous apporter dans des moments qui sont parfois difficiles », a-t-elle déclarée devant les auteurs parrains et marraines de l’événement et les partenaires. « Il faut se souvenir qu’à la même date, il y a deux ans, la liberté d’expression et la fraternité étaient attaquées avec une violence inouïe dans notre pays. Il faut se souvenir pour demeurer rassemblés et vigilants et ne pas laisser le poison de l’indifférence nourrir celui de la fragmentation de la société. 

Des parrains et marraines engagés pour la lecture

© Ministère de la Culture et de la Communication/Thibaut Chapotot

Un état d’esprit partagé par les deux écrivains Leïla Slimani et Abd al Malik qui ont chacun pris la parole pour raconter ce que la lecture signifiait à leurs yeux. Leïla Slimani, l’auteure franco-marocaine lauréate du prix Goncourt 2016, expliquait ainsi : « à douze ans, j'ai été russe, américaine, latine en restant dans mon petit quartier de Rabat grâce aux livres ». Elle a également partagé avec l’audience une scène dont elle a été témoin au sein de sa bibliothèque de quartier : un homme fraichement arrivé du Togo a pu, grâce aux livres conseillés par la bibliothécaire, découvrir des mondes nouveaux, partager ses histoires avec le groupe de lecture, se construire avec son enfant  dans ce paysage inconnu. Un témoignage repris par Adb al Malik, qui  a assuré que « les livres nous sauvent la vie. Ils sont comme des frères, des potes qui nous permettent de briser les murs de nos cités. Par les mots on peut rencontrer l’autre, les autres. La lecture nous rappelle que nous faisons tous partie de la communauté humaine. Les livres sont des médicaments. »

D’autres auteurs parrains et marraines de la Nuit de la lecture comme Karine Tuil, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Timothée de Fombelle, Marie Modiano ou encore Anna Dubosc étaient également présents.

© Ministère de la Culture et de la Communication/Thibaut Chapotot

Des partenaires dynamiques

Les représentants des partenaires de la Nuit de la lecture se sont aussi exprimés : Mathieu de Montchalin, président du SLF et Sylvie Larigauderie, vice-présidente de l’ABF, ont chacun souligné l’importance du rôle du libraire et du bibliothécaire dans la lecture vers le dialogue, l’échange, la mixité sociale et l’ouverture sur le monde et l’autre. La conférence s’est terminée avec l’intervention de Christine Carrier, directrice de la BPI, qui a présenté une sélection des animations prévues le 14 janvier. « L'inventivité du programme de la Nuit de la lecture est à l'image de la richesse du réseau des libraires et des bibliothécaires », a-t-elle conclu.

© Ministère de la Culture et de la Communication/Thibaut Chapotot