Rendez-vous en Inde à la bibliothèque du Musée national des arts asiatiques-Guimet

Publié le 21.12.2016
Au cœur du Musée national des arts asiatiques-Guimet, les murs ronds de la bibliothèque historique ont vu s'y dérouler des scènes étonnantes, où se mêlent moines bouddhistes et une célèbre espionne dansant...
© Ministère de la Culture et de la Communication/Bibliothèque historique du Musée national des arts asiatiques – Guimet, tous droits réservés

Le lieu

La rotonde de la bibliothèque, conçue comme le cœur du bâtiment dès l’ouverture du musée en 1889, est classée au titre des monuments historiques depuis 1979. Cet espace circulaire accueille des expositions et des événements tout au long de l'année.

En 1891, alors que le musée était encore en grande partie dédié aux religions, Emile Guimet y organise des cérémonies bouddhiques : Georges Clémenceau, qui y assiste, fait partie des Parisiens qui découvrent cette spiritualité sans quitter la capitale. En 1905, Emile Guimet y invite une danseuse d’origine hollandaise qui étonne le tout Paris par ses interprétation orientalisantes érotiques : c’est à la suite de son passage entre ces colonnes que son nom de scène de Mata Hari lui est donné.

 

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Le Musée national des arts asiatiques – Guimet est né en 1889 du projet d’un industriel lyonnais, Émile Guimet (1836-1918), de créer un musée des religions comparées plus particulièrement centré sur les pays d’Asie. Un tour du monde et différents voyages lui permirent de réunir d’importantes collections. Au fil des années, le musée s’enrichit d’objets rapportés de voyages ou de missions réalisés par des archéologues, ethnologues, explorateurs, linguistes, géographes et orientalistes. En 1927, le musée Guimet est rattaché à la Direction des musées de France. Il reçoit par la suite les œuvres du musée Indochinois du Trocadéro et regroupe d'autres collections et legs de particuliers : c'est désormais l’une des plus grandes collections d'art asiatique d’Occident. A la suite de sa rénovation terminée en 2001, le musée possède 5 500m2 de galeries permanentes et plus de  60 000 œuvres d’Asie. 

Les collections

Aujourd’hui, les collections de la bibliothèque, constituées de livres et de revues en toute langue, européennes aussi bien qu’asiatiques, dépassent les 100 000 volumes et comptent 1 500 titres de périodiques. Le musée ayant été à l’origine un musée de l’histoire des religions, la bibliothèque conserve de ce passé un fonds important sur ces domaines, plus spécialement sur le bouddhisme.

On y dénombre à la fois des livres européens du 17e-18e siècle, un ensemble de 700 livres illustrés japonais de l’époque Edo (1600-1868), des ouvrages tibétains, des cartes chinoises de la dynastie des Qing (1644-1912), des textes ourdous, des fragments de manuscrits ouïgours, et également des papiers scientifiques d’orientalistes.

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Et pour la Nuit de la lecture…

Pour la première édition de la Nuit de la lecture, le musée national des arts asiatiques-Guimet ouvre gratuitement les portes de la bibliothèque historique à partir de 16h30. On y proposera des lectures de poèmes indiens, en lien avec l'exposition « Ascètes, sultans et maharadjahs », organisée dans la rotonde. La Nuit de la lecture est aussi l'occasion de lancer la saison littéraire du musée national des arts asiatiques-Guimet  qui organise des rencontres et lectures régulières dans l'hôtel d'Heidelbach, l’annexe du musée située avenue d’Iéna ainsi qu’une journée d'étude sur le livre ancien.

D'autre part, le musée organise le même jour le "Guimet [Mix]", nouveau rendez-vous musical électronique et gratuit. Le musicien Les Gordon a fouillé dans les archives sonores du musée et livrera dans la cour khmère un set inédit. Pour l’accompagner, le jeune artiste rennais a choisi d’inviter Kurama et KONG, deux musiciens piqués de musique asiatique.